Megan Leslie veut interdire les produits contenant des microbilles

La motion suivante sera débattue en Chambre mardi le 24 mars 2015:

 

Mme Leslie (Halifax) — Que, de l'avis de la Chambre, les produits contenant des microbilles qui s'immiscent dans des produits de consommation entrant dans l’environnement peuvent avoir de graves effets nocifs, par conséquent le gouvernement devrait immédiatement adopter des mesures afin d’ajouter les microbilles à la liste des substances toxiques contrôlées par le gouvernement en vertu de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (1999).

 

 

QUELS SONT LES MICROBILLES ET POURQUOI DEVRIONS-NOUS LES INTERDIRE?

Les microbilles ont été brevetées pour l’utilisation dans les produits nettoyants en 1972. Ce n’est toutefois qu’au cours des années 1990 que les fabricants ont commencé à les utiliser pour remplacer des substances plus naturelles comme les amandes moulues, la farine d’avoine et le sel. Puisqu’il existe des produits de rechange, les microbilles de plastique ne sont pas considérées comme un ingrédient essentiel des produits de beauté et de soins personnels. 

À l’heure actuelle, les usines de traitement des eaux usées ne peuvent intercepter les microbilles en raison de leur petite taille et parce qu’elles flottent. La mise à niveau de ces usines serait coûteuse, et on ne sait comment retirer efficacement les microplastiques une fois qu’ils sont dans l’environnement. La mesure la plus simple serait donc de les empêcher de se retrouver dans l’environnement.

Les microplastiques peuvent être ingérés par diverses espèces d’animaux marins, y compris les poissons destinés à l’alimentation humaine. Ils peuvent entraîner l’asphyxie ou l’obstruction d’organes chez les animaux marins. Les polluants chimiques tendent à s’accumuler et persistent sur les microplastiques, de sorte qu’ils peuvent se transférer aux animaux qui ingèrent ces matières plastiques.

De fortes concentrations de microbilles ont été trouvées dans les Grands Lacs, particulièrement en aval des grandes villes, et dans les sédiments du fleuve Saint‑Laurent.

(Source de la photo: Environmental Defence)

 

LE NPD PREND DES MESURES CONTRE LES MICROBILLES

Les néo‑démocrates estiment que la meilleure façon d’enrayer la pollution est de la prévenir dès le départ.

Les consommateurs et les entreprises du Canada veulent protéger l’environnement contre les effets néfastes des microbilles, mais il est difficile de le faire en l’absence d’une réglementation qui englobe l’ensemble des provinces et des territoires.

Cette motion enjoint au gouvernement d’agir immédiatement pour désigner les microbilles comme des substances « toxiques » en vertu de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (1999) (LCPE), ce qui permettrait alors au gouvernement fédéral de réglementer, de retirer progressivement ou d’éliminer les microbilles des produits utilisés ou fabriqués au Canada.

Les néo‑démocrates veulent protéger les Grands Lacs, le Saint‑Laurent et l’ensemble de nos lacs et rivières contre la pollution inutile, et nous prendrons des mesures pour y parvenir.