Le député, François Choquette, s'inquiète pour les agriculteurs

Député fédéral, François ChoquetteAvec le projet de loi C-18 du gouvernement Harper, visant le démantèlement de la Commission canadienne du blé, les multinationales étrangères pourraient bien en récolter les bénéfices au détriment des agriculteurs, s’inquiète le député fédéral.

Le 25 octobre dernier, lors de son discours à la Chambre des communes, Monsieur Choquette a tenté de faire prendre conscience au gouvernement Harper qu’il faisait une erreur de vouloir abolir la Commission canadienne du blé en soulignant les conséquences désastreuses que cela engendrerait : risque accru de mettre l’industrie céréalière canadienne en déroute; menace pour l’avenir d’un secteur qui représente 5 milliards de dollars en exportation chaque année; diminution des bénéfices des agriculteurs.


Monsieur Harper, le 12 septembre dernier, 62 % des 38 261 membres de la CCB se sont prononcés en faveur du maintien de la Commission canadienne du blé.


Leur laisserez-vous la liberté de choisir?
demande le député en s’adressant au premier ministre.

 

Le gouvernement Harper n’a procédé à aucune analyse et son approche est fondée uniquement sur son entêtement à faire la promotion de la liberté de marché, fait savoir Monsieur Choquette.

Se basant sur l’exemple de l’Australie qui démontre qu’après le démantèlement de l'Australian Wheat Board, le blé est passé de 99 $ à 27 $ la tonne en 2008, un prix inférieur à celui des Américains. À peine, trois ans plus tard, les 40 000 agriculteurs qui étaient membres de l'Australian Wheat Board sont tous devenus clients de Cargill, une multinationale des plus importantes sociétés agro-industrielles privées au monde laquelle se trouve, comme par hasard, située aux États-Unis.

Voilà ce qui risque d’arriver à nos agriculteurs au Canada, s’indigne Monsieur Choquette. Encore une fois, le gouvernement fait passer les intérêts du secteur privé avant l’intérêt public. 


Un démantèlement, au profit de qui?

Dans les zones rurales de ma circonscription, ce projet de loi ne serait pas sans conséquence et d’ailleurs, plusieurs agriculteurs s’interrogent sur les intentions du gouvernement Harper. Quel est son plan? se demandent-ils. Dans ma région, plusieurs agriculteurs dépendent de la gestion de l’offre : les producteurs laitiers, les producteurs d’œufs, etc. Après l’abolition de la Commission canadienne du blé et l’abolition du registre des armes à feu, s’attaquera-t-il la gestion de l’offre? se questionne Monsieur Choquette. La question est légitime puisque le gouvernement se dirige sur une suite de démantèlements en rejetant aveuglément les raisons initiales de leur création. Selon le député, il faut se demander à qui cela profitera-t-il.