Le biocarburant pour les avions pourrait compétionner le pétrole fossile

 
 

Député fédéral François Choquette - biocarburantLe député François Choquette était présent le 20 septembre au matin au Conseil national de recherches du Canada, Hangar à aéronefs U-61, 1920, chemin Research, Ottawa, Ontario, K1V 2B1 afin d’assister à une présentation concernant le biocarburant pour les avions. 

Voici un résumé de la rencontre:

Les récoltes servant à produire le biocarburant pour les avions proviennent de la Saskatchewan.  Chevron est la compagnie qui se charge de produire le carburant et le Conseil national de recherche du Canada s’occupe de vérifier le côté scientifique et technologique et l’efficacité réelle du produit.

Le carburant est produit à partir de plantes qui ressemblent à de la moutarde, nommée Camelia et Carinata.  Ces plantes poussent facilement sur des terres arides et sèches, où l’agriculture conventionnelle peine à pousser.  Donc, cette production ne nécessite pas d’irrigation et peu de produits chimiques.  Les récoltes sont très productives en huile ce qui permet une utilisation optimale de ces plantes.  Les producteurs pensent pouvoir produire un biocarburant carbone neutre.

L’utilisation dans l’aviation proviendrait du fait qu’il soit peu probable à court terme d’utiliser d’autres technologies renouvelables d’une manière efficiente, comme les batteries ou le solaire.

Ils pensent être en mesure de faire un biocarburant à prix qui peut compétitionner le pétrole fossile et cela sans subventions à long terme.

Demain, ils vont faire un essai dans un avion Falcon-20.  Il y a aura un bouton qui pourra échanger de carburant rapidement, donc passer du pétrole fossile au biocarburant presque instantanément.  Il y aura un autre avion derrière qui fera une étude comparative des rejets de particules dans l’air afin de démontrer que le biocarburant est, en plus, moins polluant à la sortie du tuyau d’échappement.

Cette culture pourrait garantir une sécurité énergétique renouvelable pour notre aviation et pourrait être complétée par d’autres moyens de faire voler d’une manière plus environnementale nos avions.

Bref, une technologie intéressante qui vaut la peine d’être mieux étudiée afin de vérifier scientifiquement son efficacité sur le plan de l’énergie et de la protection de l’environnement.