François Choquette réclame le maintien d'une SPLI généraliste et communautaire au Québec

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Voici la lettre que le député François Choquette a fait parvenir à la Ministre des Ressources humaines, Madame Diane Finley et la Ministre déléguée aux services sociaux, Madame Véronique Hivon, pour réclamer le maintien au Québec du caractère généraliste et communautaire de la Stratégie des Partenariats dans la Lutte contre l’Itinérance (SPLI).

Sur le territoire de Drummond, quatorze postes sont menacés dans six groupes communautaires : le Refuge la Piaule, l’Ensoleilvent, le Comptoir Alimentaire, la Tablée populaire, le Carrefour d’entraide et la Maison Habit-Action. Ce sont les services et l’accompagnement pour plus de 1500 à 2000 personnes en situation d’itinérance et à risque de l’être qui sont actuellement menacés.

            

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Mesdames les Ministres,

Le député de Drummond, François Choquette, se joint au Réseau Solidarité Itinérance du Québec (RSIQ) afin de vous demander de maintenir au Québec le caractère généraliste et communautaire de la Stratégie des Partenariats dans la Lutte contre l’Itinérance (SPLI). Le nouveau budget fédéral prévoit en effet une reconduction de ce programme essentiel pour les personnes en situation d’itinérance et à risque de l’être pour 5 ans, mais réorienté sur le modèle Housing First. Ceci alors même que la SPLI permet depuis 12 ans une diversité d’actions pertinentes et efficaces, incluant en logement, pour prévenir et contrer l’itinérance dans les différentes régions du Québec.

L’itinérance est par définition complexe. Lutter contre ce phénomène demande donc une pluralité de réponses et pas un modèle unique. Le travail de rue, l’aide alimentaire, les programmes d’insertion sociale et professionnelle, la rénovation ou construction de refuges ou de centres de jour, le logement social avec soutien communautaire, sont autant de réponses nécessaires aux besoins divers des personnes. Le maintien d’une SPLI généraliste est donc impératif pour continuer à adresser tous ces besoins.

L’itinérance prend aussi différentes formes. Or, contrairement au Housing First qui ne cible que l’itinérance chronique souvent urbaine, le programme SPLI actuel permet d’agir auprès des personnes qui sont dans la rue, mais aussi celles en instabilité résidentielle et celles à risque d’itinérance, et ce dans les différentes régions. En effet, le caractère communautaire de la SPLI met le milieu communautaire au centre de l’analyse des besoins sur chaque territoire, ce qui est un gage de pertinence grâce à l’expertise des organismes agissant aux côtés des personnes itinérantes au quotidien. Le maintien d’une SPLI communautaire est donc également essentiel pour ne laisser personne sur le bord de la route.

Concrètement, selon une enquête menée par le RSIQ, ce sont les services et l’accompagnement à plus de 50 000 personnes en situation d’itinérance et à risque de l’être qui seraient menacés par une réorientation de la SPLI vers le Housing First. Si le « logement d’abord » constitue une approche, il ne peut et ne doit pas être la réponse unique pour prévenir et contrer l’itinérance.

Avec le RSIQ, nous vous demandons donc d’agir pour maintenir le caractère généraliste et communautaire de la SPLI. Dans l’espoir d’une intervention en ce sens de votre part dans les plus brefs délais, veuillez accepter, Mesdames, mes salutations respectueuses.

 

François Choquette

 Député de Drummond à la Chambre des communes